Acné adulte : mon histoire

L’acné adulte, cette saloperie (n’ayons pas peur des mots) !
À l’aube de la trentaine, on se dit qu’on devrait enfin être débarrassé de ces excroissances ô combien disgracieuses qui nous ont déjà défiguré pendant notre adolescence. Ben oui, on a d’autres missions à remplir que traiter cette maladie, comme par exemple, au hasard : devenir adulte (ce qui n’est déjà pas une mince affaire en soi, n’est-ce pas ?).
Et puis, à l’aube de la quarantaine on perd complètement espoir. Comment est-ce possible que le problème perdure ? On a l’impression d’avoir tout essayé et d’avoir fait beaucoup de sacrifices (adieu la bonne baguette de pain tout droit sortie du four du boulanger, adieu le merveilleux parmesan italien, et j’en passe…).
Mais rien n’y fait. Rien, nada ! Serait-ce une fatalité ? Est-ce qu’on aura encore de l’acné en maison de retraite ? Au s’cours !

Bon, alors je vais spoiler un peu l’histoire, mais oui, on peut s’en sortir, plus ou moins rapidement. Et aujourd’hui, à 38 ans, je vais vous raconter mon histoire ainsi que toutes mes astuces au cours de cet article et d’autres qui suivront afin de ne pas vous laisser seul.e.s avec votre détresse. C’est parti !

Mon acné à l’adolescence :
une bébé acné presque gentillette

Je suis la dernière née d’une fratrie qui avait déjà eu affaire à l’acné de manière plutôt sévère. Un grand frère qui en porte encore les stigmates à presque 50 ans et une grande sœur qui triturait pas mal ses nombreux boutons au menton et dans le dos au lycée et à la fac. Je soupçonnais également ma mère d’être passée par les mêmes problèmes dans sa jeunesse.
Qu’est-ce que j’ai été soulagée de constater que je gardais une belle peau lors de mon passage au lycée ! Mais le soulagement a été de courte durée. Ma puberté ayant été tardive, l’apparition des boutons également. Non, je n’allais pas être épargnée, fausse joie !

C’est en première que les choses ont commencé à se corser. C’est là qu’a commencé le parcours classique de tout adolescent boutonneux. Je vous le donne en mille : la consultation chez notre dermatologue préféré. Et comme 90 % des dermatologues français, celle-ci a commencé par me prescrire diverses crèmes topiques « traitantes ». Bien sûr, elle n’a pas oublié de me recommander fortement (en l’inscrivant sur la prescription, on ne sait jamais que j’aie loupé l’info) une de ces crèmes hydratantes vendues par leur partenaire de business (oui, j’utilise ce mot en pleine conscience). Vous savez, ces marques que l’on trouve en parapharmacie et qui se sont auto-proclamées expertes de la peau à travers un « medical-washing » bien comme il faut…
À ce moment-là, mon acné était encore tout bébé, presque mignonne. Elle disait juste « oh ben ça y est, c’est la puberté (enfin !), tes hormones sont toutes de sortie en ce moment et elles veulent festoyer en toute liberté, même sur ton visage ». La logique voudrait qu’on laisse faire, que le corps puisse passer naturellement par toutes ces étapes. Mais bon, on est déjà assez mal dans sa peau et on n’est pas tous égaux face à ce problème, donc si on peut donner un coup d’pouce pour arranger les choses, pourquoi s’en priver ?
Les quelques mois de test des différentes crèmes n’ont malheureusement pas été concluants. Et puis l’acné a continué de grandir. Il ne s’agissait déjà plus de bébé acné.

Pas de problème, on passe à la 2e étape classique du parcours. Au choix : roaccutane ou une pilule contraceptive « magique« . La dermatologue ayant jugé que mon acné n’était pas assez sévère pour roaccutane (ouf !), j’ai eu droit à la Diane 35. À l’époque j’étais encore vierge, je n’avais pas de copain et n’avais donc aucunement besoin de contraception. Mais bon, ce n’est qu’un détail. Me voilà donc à prendre cette saloperie (houlà, 2 fois dans le même article, je vais me calmer) pour « traiter » mon acné moyenne. Évidemment, c’est la dermatologue qui parlait de « traitement ». À l’époque, je n’avais aucune idée des effets néfastes que la pilule pouvait avoir sur le corps et le mental, toute peu informée que j’étais.

Et là, « miracle » ! Plus de boutons (à part un ou deux sporadiquement), une peau superbe, des cheveux moins poils de cul, quelques kilos en plus bienvenus me concernant, de vagues formes supplémentaires, moins de douleurs menstruelles. Bon, également un peu plus de cellulite et une circulation sanguine à embouteillages, mais j’étais ravie ! Cette pilule faisait plus que le job concernant mon problème de départ.

Mon acné de la vingtaine à la trentaine :
ou comment passer d’une peau superbe à une pizza

 

Grâce à la pilule, mon acné semblait guérie. Et puis n’ayant pas de copain régulier, je n’avais toujours pas besoin de contraception régulière. C’est alors qu’à la vingtaine passée, j’ai décidé d’arrêter la pilule. D’autant plus que je commençais à prendre conscience de ses mauvais effets sur le corps. Ouch ! Quelle idée ! Mon acné s’est véritablement ré-ga-lée. Elle s’en est donnée à cœur joie et a même rattrapé le retard, non mais ! Elle est sortie puissance 3 (ça allait encore même si c’était gore). J’ai tenté de la tenir sous contrôle en essayant diverses lotions, nettoyants et masques. Et oui, à l’époque je pensais pouvoir tenir l’acné sous contrôle à base de soins externes uniquement (L O L). Le résultat n’a pas été à la hauteur de mes espérances, bien évidemment. Et surtout, comment tenir la comparaison avec la peau superbement oestrogénisée et progestéronisée obtenue grâce à la Diane 35 ?
Bon, j’ai tenu un ou deux ans comme ça. Et même si c’était franchement pas jojo, je ne me souviens pas en avoir gravement souffert à l’époque. Ça restait encore dans l’ordre des choses, surtout que je paraissais déjà avoir 12 ans à la base. Ça matchait bien quoi.

Et puis la délivrance : un copain régulier (rencontré lors de l’accalmie estivale, merci le soleil). Que dis-je, LE copain ! Celui qui est resté 5 ans dans ma vie à partir de ce moment-là. Ayant alors besoin d’une contraception régulière cette fois-ci, j’ai évidemment repris la pilule diane 35 dont je croyais connaître les effets sur mon corps. À l’époque je me disais que les rares problèmes rapportés concernant cette pilule ne m’atteindraient pas, ce qui a bien été le cas par rapport aux gros effets néfastes (phlébites, AVC, tumeur, etc).

Re une peau superbe et tout le reste. Là je l’aimais encore d’amour ma pilule. Certaines de mes amies me disaient même que j’avais une belle peau <3
Et puis j’ai commencé à vivre des changements d’humeur de moins en moins gérables en lien avec la pilule. Une rupture plus tard, je décide d’arrêter de nouveau la Diane 35. Après tout, à 27 / 28 ans, l’acné devrait avoir fait ses valises cette fois-ci…
Et bien non, au contraire. Elle attendait bien sagement de pouvoir refaire surface. En bonus, elle avait eu le temps d’agrandir la famille et de convier plein d’amis à la fête de la pustule. Que dis-je, une fête… Une orgie plutôt ! C’est allé crescendo jusqu’au paroxysme. On aurait dit que tous les boutons qui n’étaient pas sortis pendant toutes ces années sous pilule avaient décidé d’apparaître au grand jour et sans répit. Après tout, il y avait quelques années à rattraper.

Mon acné de la trentaine à la quarantaine :
Déjà des rides, encore des boutons

 

Désormais bien au fait des graves effets secondaires de la Diane 35, je ne pouvais plus prendre ce poison en toute conscience de ce que ça impliquait. De toute façon la rumeur courait qu’elle n’allait plus être commercialisée, justement à cause de ses effets néfastes pour la santé.
Et qui veut filer de la thune au laboratoire Bayer, franchement ?! Ils ont juste accessoirement racheté Monsanto et découvert le zyklon B, gaz ayant servi dans les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Et toujours à cette période, Bayer se serait livré au trafic d’êtres humains en achetant des déportés du camp d’Auschwitz pour servir de cobayes dans le cadre d’expérimentations à prétention médicale et de caractère confidentiel. Sans parler du scandale du sang contaminé, etc, etc. Bref, que de joyeusetés :-O.
À l’aune de ce rafraîchissement de mémoire, je reformule donc ma question : qui souhaite laisser sa santé aux mains d’un tel laboratoire (à moins de risquer de ressembler à Frankenstein ou de finir en sushis, en légume ou en poussière…) ? J’exagère à peine, vraiment. Pas plus moi en tous cas, vous l’aurez compris. Au s’cours, je préfère encore ressembler à une pizza.
De toute façon, au-delà de ses graves effets secondaires, j’avais enfin compris qu’elle ne guérissait ni ne traitait l’acné. Oui, je mets intentionnellement cette information en gras et souligné. Je vous laisse donc apprécier son importance. Autrement dit, lorsque l’on arrête cette saleté pilule, les problèmes d’acné reviennent. Pire encore, ils reviennent puissance 23. Et ça, c’est pas cool. À priori, les rares situations où l’acné ne refait pas surface, c’est lorsque vous avez soigné les véritables causes de votre acné parallèlement à la prise de la pilule.
Bien sûr, ce n’était pas mon cas, ça aurait été trop beau. Du coup, au fur et à mesure des semaines qui ont suivi l’arrêt de la Diane 35, les boutons sont réapparus, et ce de manière encore plus virulente qu’à mon premier arrêt. Et puis ça n’a pas cessé. Pas de répit pendant toutes ces années, sauf en été où je n’avais pas une peau complètement nette, mais où j’avais presqu’un espoir que le pire soit derrière moi. Mais évidemment, à chaque rentrée la peau désépaississait et le rideau tombait : les boutons reprenaient leurs quartiers.
Et pas de chance pour moi, ils élisaient domicile sur TOUTES les zones de mon visage : front, nez, tempes, joues, maxillaires, menton et beaucoup plus rarement le cou et le haut du dos. Bref, pas une zone épargnée, GggRRrrr !

C’est alors qu’à mes 34 ans, après un énième choc émotionnel, je me suis mise à avoir très mal aux intestins sans discontinuer avec d’autres symptômes associés peu glamour. Et là, tout s’est mis en place dans ma tête. Vous savez, comme lorsque vous regardez un de ces films tels qu’Usual Suspect. Tout au long du film, vous avez des indices disséminés auxquels vous ne prêtez pas attention. Puis, à un moment donné, vous vous repassez le film dans votre tête et toutes les pièces du puzzle apparaissent, s’imbriquent et vous permettent de comprendre. Et bien ça m’a fait exactement ça. J’ai su que j’avais très certainement un problème avec le gluten. Ça m’est apparu comme une évidence. Je vous en reparlerai plus en détails à l’occasion si ça vous intéresse. J’ai donc décidé d’arrêter le gluten, et… ça n’a pas guéri mon acné 🙁 Non, ça aurait été (presque) trop simple. Par contre, ça a été une étape majeure dans mon évolution et je sais pertinemment aujourd’hui que le gluten joue un rôle majeur dans mon acné.

Aujourd’hui, mon acné n’est pas encore guérie, mais j’ai accumulé beaucoup de connaissances dans ce domaine. Je ne mets pas tout en application pour diverses raisons, d’où la persistance actuelle de mes problèmes de peau. Mais aujourd’hui il est extrêmement rare que je me retrouve avec de gros boutons douloureux du genre grosses papules ou nodules. Et je compte sur ce blog pour me donner envie d’aller jusqu’au bout de ma démarche de neutralisation au naturel de l’acné. Le but est évidemment de vous partager mes découvertes et de vous donner des clés, des outils, des pistes pour vous débarrasser vous aussi de cette saleté d’acné adulte. Comme ça on pourra enfin se concentrer sur nos rides, comme tout le monde, bordel !

 

Je vous propose donc de vous partager en long en large et en travers mon épopée pour vaincre l’acné adulte, et ce de la manière la plus naturelle possible, et même de manière holistique. Accrochez-vous, on va aborder TOUTES les pistes possibles car l’acné est complexe et est reliée à tellement de domaines : alimentation, hormones, stress, intolérances… qu’une approche globale est IN-DIS-PEN-SABLE dans les cas les plus récalcitrants.

Alors, prêt.e.s à faire ce chemin avec moi ? C’est partiiiiii !

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